
Le projet Compar:IA, porté par la direction interministérielle du numérique (DINUM) depuis octobre 2024, permet de comparer les réponses obtenues par différents modèles d’intelligence artificielle générative (IAG) en s’appuyant sur une approche spécifique : les préférences purement subjectives des utilisateurs. En effet, le site ne cherche pas à obtenir un classement objectif des modèles de langage (LLM) les plus performants ou les plus rapides ; il s’agit plutôt de distinguer ceux favorisés par les utilisateurs dans leurs interactions.
Pour rappel : une IAG est un système d’intelligence artificielle qui apprend à partir de vastes corpus de données pour repérer des régularités dans ces contenus. (…) Une fois entraînée, l’IA utilise ces connaissances statistiques pour générer de nouveaux contenus en réponse à un « prompt » (ou consigne, ou instruction, ou commande) de l’utilisateur, en produisant des textes, images ou autres médias cohérents avec les exemples qu’elle a appris, sans les copier à l’identique (cf. le dossier de la DRANE).
La question fondamentale, pour utiliser les IAG, réside dans le choix de cet outil de génération de contenus (vs un moteur de recherche) et, une fois cela effectué, dans la sélection du modèle de langage à mobiliser.
Se laisser emporter par la vague des outils plébiscités n’est pas nécessairement la bonne réponse éducative pour apprendre à les maîtriser et pour faire des choix éclairés.
Les intelligences artificielles génératives et conversationnelles transforment notre manière de chercher l’information. Leurs usages et celui des moteurs de recherche ne s’excluent pas : ils se complètent. L’un pour les réponses rapides et personnalisées, l’autre pour la recherche structurée et approfondie.
Il est donc important de pouvoir choisir le bon outil en fonction de la tâche à effectuer, et ainsi de permettre des usages de créateurs et non plus de consommateurs.


Le site Compar:IA est gratuit, accessible sans création de compte et répond à plusieurs enjeux :
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Donner accès simplement à une grande diversité de modèles conversationnels dans le principe de défense d’un « droit au pluralisme des modèles ».
- Informer l’utilisateur sur les caractéristiques des modèles et leur impact environnemental pour encourager des usages responsables.
- Collecter des données de questions et de préférence, et partager les jeux de données sous licence ouverte pour en faire bénéficier l’écosystème (voir le classement des modèles).
L’utilisation comporte trois étapes (voir le document de la DRANE de Strasbourg) :
- Discussion avec deux IA : l’utilisateur se connecte à la plateforme Compar:IA et soumet une question ou un sujet à plusieurs modèles d’IAG. Par exemple, il peut poser des questions sur des sujets variés comme la culture francophone, l’actualité ou des sujets techniques.
- Comparaison des réponses : après avoir soumis la question, l’utilisateur reçoit des réponses provenant de plusieurs IA anonymes. Il peut comparer ces réponses selon différents critères : Pertinence des informations, clarté et style, absence de biais culturels ou linguistiques.
- Bilan : à la dernière étape, les deux IA avec lesquelles l’utilisateur a conversé sont révélées, ainsi que le coût énergétique de la conversation.
Si vous souhaitez sensibiliser des élèves à l’impact environnemental de l’IAG, vous pouvez mettre en place en atelier « Duel de l’IA » (de 45 min à 1h30), en devenant facilitateur (télécharger le kit).
-> En savoir plus : L’évaluation de l’impact environnemental des IA génératives | Journée compar:IA (vidéo 44’25 »)
Pistes d’usages
- Sensibilisation à l’IAG : outil pédagogique pour comprendre les forces et limites des IA conversationnelles, notamment en termes de fiabilité, de diversité linguistique et d’impact environnemental.
- Formation et éducation : support pour les formateurs et enseignants souhaitant sensibiliser leur public à l’intelligence artificielle et à l’importance de l’esprit critique.
- Attention : il faut accepter les modalités d’utilisation avant de pouvoir d’utiliser le service. Comme pour tous les services d’IAG, il ne faut pas déposer de données à caractère personnel dans les instructions.
- En savoir plus > Les dossiers de la DRANE : Les intelligences artificielles en éducation
En conclusion
- La fin de l’activité reprend et formalise les questions posées :
- Les biais induits par le langage.
- Le coût et la rémunération des services : abonnements, données personnelles ?
- Les sources, si le modèle n’est pas pourvu d’un agent conversationnel dédié.
- L’obsolescence potentielle du corpus.
- Des probabilités et non des faits.
- L’impact environnemental.
- La question de la pertinence de l’utilisation d’une IA quand on est au tout début de ses apprentissages.
- Plus vous comprendrez le fonctionnement de ces technologies, moins vous les subirez !

