La rétroaction vient du mot anglais « feedback » qui, dans son sens littéral, signifie « nourrir en retour ». Donner une rétroaction à un élève, c’est lui communiquer une information qui l’aide à s’améliorer dans l’accomplissement de la tâche demandée et lui indiquer ce qu’il pourrait faire pour progresser.

La rétroaction est une constituante importante de l’évaluation formative qui permet à l’élève de s’ajuster afin d’atteindre la compétence visée. Les recherches montrent que la rétroaction est une stratégie efficace pour favoriser la réussite scolaire des élèves.

Une rétroaction peut être donnée à l’élève de façon immédiate ou différée :

  • Immédiate : elle est plus efficace lorsque le contenu d’apprentissage est nouveau pour l’élève ou lorsque ce dernier a de la difficulté avec le contenu.
  • Différée : elle favorise le transfert des connaissances.

Rétroaction écrite différée via le traitement de texte

Ce type de rétroaction différée est celui qui se rapproche le plus de la situation scolaire traditionnelle (l’élève rend une copie à son professeur qui la corrige et la lui rend) et ne nécessite qu’un instrument numérique commun : un traitement de texte (LibreOffice Writer est très présent sur les ordinateurs des établissements).

Le principe est assez simple, et la rétroaction se fait en mode asynchrone :

  1. les élèves enregistrent leurs productions dans un format ouvert (ex. ODT) ; les réalisations peuvent comporter du texte, des images et des tableaux,

  2. ils les déposent dans un espace partagé choisi par l’enseignant sur le réseau pédagogique ou sur l’ENT,

  3. l’enseignant ramasse les fichiers, les copie dans un espace personnel, puis les ouvre dans un traitement de texte,

  4. il active le mode « Suivi des modifications » (depuis la barre de menu, sélectionner Edition > Afficher les modifications > Enregistrer) et intervient dans le document pour le corriger et/ou insérer des commentaires pour expliquer/justifier des remarques,

  5. il rend les fichiers aux élèves via les espaces partagés du réseau pédagogique, via l’ENT ou la messagerie,

  6. les élèves consultent le fichier corrigé et peuvent modifier ou non son contenu, en fonction des remarques en commentaires pour améliorer leur travail.
    Ce va-et-vient peut se poursuivre plusieurs fois, voire être mis en œuvre entre pairs (co-évaluation).

Cette solution permet aussi aux élèves d’avoir toujours un document propre et de travailler ainsi au brouillon en améliorant sa production aisément, mais aussi de pouvoir être assisté dans l’expression écrite et le travail sur la langue via un correcteur grammatical.

 

Rétroaction écrite immédiate dans un document collaboratif

La première solution s’appuie sur le pad, une application de traitement de texte collaboratif simple (uniquement du texte) qui permet à plusieurs auteurs de travailler simultanément sur un même texte, en temps réel (mode synchrone). On peut identifier les écrits de chacun par une couleur qui est attribuée individuellement à chaque auteur. De plus, tous les auteurs disposent de l’historique qui permet de voir ce qui a été rédigé.
On est dans une modalité de rétroaction immédiate qui est assez peu habituelle dans les activités scolaires d’écriture.

Attention, dans la version du pad proposée dans l’ENT Eclat-BFC (rubrique des espaces de classes) ne permet ni de faire des commentaires ni d’activer un clavardage (chat), et on ne peut intervenir dans le document que pour proposer des contenus à plusieurs mains avec une identification des contributeurs. C’est simple et rapide à mettre en œuvre, mais cela ne permet pas une activité aisée d’évaluation, en produisant de la confusion dans le texte produit qui mélange alors texte, corrections et commentaires.

En revanche, d’autres plateformes mettent à disposition des pads avec des fonctions plus avancées (commentaires, chat, etc.) : Etherpad (plateforme apps.education.fr) ; Framapad ; Digidoc ; Crytpad

Ce type de travail motive les élèves en les rendant acteurs de leur apprentissage et en créant une émulation et permet d’engager aisément une co-évaluation entre pairs.

Exemples d’activités pédagogiques (pad) :

La seconde solution fait une sorte de synthèse entre les possibilités du traitement de texte et celles du pad ; l’utilisation d’un traitement de texte collaboratif permet, en effet, d’activer un mode de suivi des modifications (en mode (a)synchrone) et de l’écriture collaborative (en mode synchrone).

Sur l’ENT Eclat-BFC, la suite bureautique collaborative en ligne met à disposition des utilisateurs des outils Word, Excel et PowerPoint en mode collaboratif, en donnant la possibilité à plusieurs utilisateurs de travailler en même temps sur un même document. Le mode révision et les commentaires sont facilement activables favorisant le travail en mode pédagogie de projet.

A noter : On peut adopter les mêmes démarches avec la suite bureautique collaborative d’Eclat-BFC ; les documents texte produits seront juste plus complexes car ils peuvent intégrer des images, des tableaux et une mise en page plus aboutis (styles).

Des rétroactions textuelles pour aider les élèves à améliorer leurs productions

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